L’immunothérapie pour traiter la maladie d’Alzheimer ?

Alzheimer est une maladie neurologique qui intervient le plus souvent chez les personnes âgées.

De nombreuses pistes sont actuellement explorées pour traiter efficacement ce mal.

Parmi ces nombreuses études figure l’immunothérapie.

L'immunothérapie pour traiter la maladie d'Alzheimer 

Cette méthode vise essentiellement à éliminer le peptide bêta amyloïde ainsi que la protéine Tau.

Certains résultats de recherches ont même préconisé que le traitement soit précoce afin d’empêcher la maladie de se développer.

Ce mode de traitement constitue-t-il une méthode efficace pour lutter contre Alzheimer ?

Des études en cours qui suscitent l’espoir

On se demande le plus souvent si l’immunothérapie pourra prévenir et guérir la maladie d’Alzheimer.

En effet, depuis plus d’une dizaine d’années, les recherches dans ce sens se sont approfondies et cette solution thérapeutique suscite de plus en plus d’espoir.

Une nouvelle étude française diffusée dans Brain a d’ailleurs produit des résultats très satisfaisants.

L’injection d’interleukine-2 chez l’animal a permis d’atténuer l’inflammation cérébrale au point de la réduire.

Cette molécule fabriquée par le système immunitaire a permis de restaurer les fonctions cognitives détruites par la démence.

La maladie d’Alzheimer est une maladie qui provoque la dégénérescence des cellules cérébrales.

Cette maladie pathologique a un impact considérable sur la vitesse de vieillissement.

La désintégration des neurones se déroule dans un premier temps dans l’hippocampe pour se développer par la suite dans toute la partie encéphalique.

Cette destruction cellulaire provoque une forme d’inflammation qui facilite la dégénérescence neurologique.

L’immunothérapie peut donc être une alternative sérieuse pour ralentir et interrompre cette maladie.

Booster le système immunitaire pour un meilleur résultat

Au cours de leurs différentes études, les chercheurs de l’INSERM ont procédé par une méthode plus naturelle en boostant les processus anti-inflammatoires présents dans le système cérébral.

En effet, les astrocytes et microglies qui sont les cellules immunitaires s’attaquent directement aux plaques d’amyloïde.

Ces plaques sont essentiellement considérées comme étant des facteurs favorisant la maladie d’Alzheimer.

Elles sécrètent des substances appelées cytokines qui sont chargées de réguler l’intensité de la réponse immunitaire au niveau des sujets.

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Au cours des recherches, il a été démontré que des souris de laboratoire dépourvues de la cytokine présentent des facultés d’apprentissage et de mémoire amoindries.

Ces signes s’apparentent à la maladie d’Alzheimer observée chez l’homme.

De plus, les scientifiques ont relevé chez les patients morts de la maladie une réduction importante d’IL-2.

Tous ces constats confortent les chercheurs dans le choix de l’immunothérapie pour le traitement de la maladie.

Des essais bientôt concluants chez l’homme

Après les différentes observations relevées dans l’étude diagnostique, l’équipe de recherche a décidé de traiter des souris atteintes d’Alzheimer en leur injectant de l’IL-2.

Après plusieurs semaines de traitement, elle a noté la régression progressive des plaques d’amyloïdes ainsi que le rétablissement des connexions neuronales au niveau du cerveau.

Ces améliorations constatées sont la preuve de la récupération par les sujets de certaines fonctions cognitives comme la mémoire.

Dans le même temps, les souris malades qui n’ont reçu aucun traitement à l’IL-2 ont continué à développer les troubles de mémoire.

Les cobayes qui ont bénéficié du traitement ont quant à eux réussi aux tests de mémoire.

Il en est de même pour les animaux qui sont en bonne santé.

En réalité, ce mode de traitement est très efficace et s’attaque directement aux conséquences de la maladie ainsi qu’aux différents symptômes cognitifs qui l’accompagnent.

Cette thérapie a connu un succès chez les animau.

XLe plus important et le plus délicat maintenant seront de reproduire cette pratique chez l’homme afin d’évaluer ses effets.

Conclusion

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’immunothérapie peut constituer une option sérieuse pour traiter l’Alzheimer chez l’homme.

Les recherches ne cessent de s’approfondir dans ce sens afin que des solutions concrètes soient détectées pour qu’enfin cette maladie puisse trouver un remède simple, mais très efficace.

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